Les jours qui s'étirrent vont nous sembler une eternité. Ces semaines des mois, à attendre une reaction de la part de ma grand-mère, une amélioration dans son état. Ma mère passe des après-midis entières auprès d'elle. Attendant un signe de mieux. Je lis des articles, je sais que la récupération peut prendre beaucoup de temps. Je me documente, j'ai espoir que ma grand-mère une battente s'en sorte encore. Un problème cardiaque avait déjà nécessité chez elle la pause d'un pacemaker. Mais elle s'était battue, cela faisait plus de 20 ans. Et elle se battrait encore. J'avais hate qu'elle me parle à nouveau...Ma mère avait moins d'espoir, et pour cause elle la voyait tous les jours. Au début, ma grand-mère réagit à sa voix, lui serre la main...Puis quelques fois elle passe son après-midi à dormir. C'est très déprimant pour ma mère...Elle ne sais plus quoi faire. Pendant ce temps, grace à mes recherches et à mes relations je contacte un chercheur de renom sur Paris, pour lui parler du cas. Il me dis de parler au neurologue de ma grand-mère, qui sera à même de me donner les renseignements que j'attends.
A son retour, plusieurs fois je demande à ma mère si le médecin qui suit ma grand-mère est un neurologue. Elle suppose que oui, elle n'en sait rien, elle est épuisée.Elle ne veut pas que je vois ma grand-mère dans cet état, elle redoute ma réaction. Elle a raison...Car aujourd'hui c'est moi qui me bat pour faire connaitre la vérité.
UN JOUR, c'était un DIMANCHE. Mes parents reviennent de l'hopital avec un grand sourire. Je demande fébrilement des nouvelles de ma grand-mère.
"Elle est entrain de se rétablir" me disent-ils.
Je me rapelle l'émotion qui ma envahie ce jours là, une telle joie que je pense pouvoir l'apparenter à celle du plus beau jour de ma vie. Je n'étais pas encore au courrant, que cette émotion était un lheure. Ma grand-mère était réveillée et les regardait à leur arrivée. Elle semblait plus consciante. Prête peut-être à faire des progrès...Mais les jours qui vont suivrent vous nous prouver le contraire...Et les éléments essentiels qui lui ont manqué en sont les responsables...Les criminels cachés dans l'ignorance des familles des patients à qui on cache l'imcompétence de l'équipe médicale.
Les jours passent, j'attends toujours des nouvelles positives. Mon grand-père chez lui attend la même chose, il n'arrive presque plus à marcher, il ne peut pas aller voir ma grand-mère...Une ambulance lui a enlevé une nuit de Mars, comme un voleur de vie, et ne lui a plus rendu. Ceci va se répercuter sur sa santé. Et dans les jours qui suivent, mon grand-père est à son tour hospitalisé. Amaigris, affaibli. Comme si on lui avait enlevé un morceau de vie.
Cette attende m'est inssuportable. Au début ma grand-mère avait des réactions aux bruits, aux voix de mes parents, maintenant plus grand chose. Je comprends que son état se dégrade. Je comprends qu'elle n'a pas les bons médecins pour s'occuper d'elle. Un soir, c'était encore un dimanche...Je m'en rapelle parfaitement, et je déteste ce jour depuis cela, le téléphone sonne. C'était un interne, il prévient ma mère que ma grand-mère va plus mal. Pour lui il ne lui reste pas beaucoup de temps. Il demande à ma mère de se rendre à son chevet. LA RAGE MONTE EN MOI! Ces médecins (j'éviterai ici d'employer les véritables termes que j'ai employé alors pour ne choquer personne) nous les appellerons donc ces "médecins", laissent mourrir ma grand-mère à petit feu. Il faut que je sache, que j'en ai le coeur net!
Je prend mon téléphone et commence à composer le numéro de l'hopital de la conception à marseille. Je tombe sur une plateforme sans fin ou des secrétaires ébétées me renvoient à d'autres secrétaires que je finis par insulter. Je suis à bout! Je les maudit! Je finis par tomber sur une femme à qui je demande le service de neurologie. C'est logique ma grand-mère souffrant d'un accient vasculaire cérébral, je contacte un service spécialisé dans les soins du cerveau. ET LA...ACCROCHEZ VOUS BIEN! LA FEMME AU BOUT DU FILS: me dit textuellement "IL N'Y A PAS DE SERVICE DE NEUROLOGIE A L'HOPITAL DE LA CONCEPTION".
Je me mets à nouveau dans une rage folle "MA GRAND SOUFFRE D'UN AVC??? ET ELLE N'EST PAS SOIGNEE PAR UN NEUROLOGUE???"
D'une mauvaise fois à toute épreuve comme un membre d'une secte protégeant son gourou à tout prix, la femme au bout du fil, me rétorque "qu'est-ce qui vous fait croire que c'est un neurologue, qui doit soigner un AVC???"
Si ce n'était pas si grave s'en en serait commique, à mettre dans un Woody Allen!
AU COURRANT, COMME JE LE SUPPOSE TRES PEU DES FAMILLES DE MALADES, je lui rétorque à mon tour
"parce-qu'un neurologue est un spécialiste du cerveau." La standardiste au bout du fil, ne sait plus quoi dire. Elle me passe alors le service ou je parle aux infirmières. Le docteur est occupé, ou retourné chez lui, j'avoue que je ne souviens pas très bien. Mais il va me rapeller. J'attends un moment, mon portable sonne. C'est lui au bout du fils. Il commence son charabiat pour m'embobiner. Je l'arrête:
"VOUS ETES NEUROLOGUE?"
"Non je ne suis pas neurologue" me répond-il.
Je hurle presque "ALORS EN QUOI ETES VOUS COMPETENT POUR SOIGNER MA GRAND-MERE QUI SOUFFRE D'UN AVC?"
Il bafouille, je lui pose des questions pertinantes sur son traitement, les trombolyptiques, etc...Il me demande si je suis médecin. Non, je ne le suis pas, mon métier m'amène à faire beaucoup de recherches. Il ne sera jamais qui je suis, ni quel est ce métier. Mais je me suis documenté, il sait que je suis au courrant du fait que ma grand-mère n'est pas soigné dans le bon service. Je finis par lui raccrocher au nez, las de ses explications sans queue ni tête. Je ne doute pas encore de ce que cet interne bafouilleur prépare pour se lever de devant!
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